Retour en France d'Ardi Vrezini, jeune polyhandicapé qui avait été expulsé par le gouvernement
Le jeune kosovar avait été hospitalisé dès son arrivée en France en juillet 2008 dans un état préoccupant. Malgré sa grave maladie, une trentaine de policiers et de gendarmes font irruption le 3 mai 2010 dans l’institut d’éducation motrice où il était soigné et l’arrachent de son lit. Le directeur et le personnel n’avaient pas été prévenus de l’opération.
Les parents, le frère et la sœur d’Ardi Vrenezi sont eux aussi interpellés. Toute la famille est immédiatement placée en centre de rétention pour la nuit. Le lendemain, ils embarquent dans un avion à destination de Pristina.
La mobilisation de l’Association des paralysés de France (APF) et du Réseau Éducation sans frontière (RESF) aura donc fini par payer. Les autorités françaises confirment le retour du jeune kosovar. Une décision qui fait suite à une grande mobilisation lancée dès juin 2010.
Les deux associations ont annoncé la nouvelle, confirmée par l’ambassade de France à Pristina. Dans un communiqué commun, APF et RESF déclarent : « C’est un soulagement pour tous ceux qui se battent pour empêcher que cet adolescent polyhandicapé sévère subisse une mort prématurée et dans des conditions inacceptables faute de la prise en charge qui lui était donnée en France ».
Cependant, il reste aujourd’hui des incertitudes liées aux modalités de retour de l’adolescent. Sa date d’arrivée, d’abord, car le transport jusqu’en France du jeune polyhandicapé pose problème. Autre point sensible, Ardi Vrenezi et ses parents ne disposent pour le moment que de visas pour trois mois et non de titres de séjours. De plus, ni la sœur ni le frère d’Ardi ne sont autorisés à les accompagner.
source : http://balkans.courriers.info
